Victoria Hislop – L’île des oubliés

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La chaleur torride de l’été écrase la Crète à cette période-ci. Août touche à sa fin, mais la température ne redescend pas encore. Alexis, une jeune femme anglaise, est attablée le temps de quelques heures sur la terrasse du café de Fotini, face à l’île de Spinalonga. Curieuse du passé de sa mère que cette dernière a toujours tu, Alexis revient sur les traces de ses ancêtres pour connaître son histoire.

Sophia, la maman d’Alexis est née ici, dans le village de Plaka, en face de l’île de Spinalonga. Comme toutes les générations précédentes. Des vies paisibles, dans un village où tout le monde se connaît depuis toujours. Jusqu’au début des années 1900, où c’était alors la génération des grands-parents de Sophia qui occupait Plaka. Une maladie s’invite dans le village et ses alentours, une maladie qui ronge la peau, déforme les corps et ampute les membres, une maladie encore inconnue, que l’on appellera bientôt la lèpre. Face à sa propagation, les autorités décident de faire de l’île qui fait face à Plaka, Spinalonga, un lieu d’enfermement des lépreux.

Eleni, la grand-mère de Sophia est alors institutrice à Plaka. L’une de celles qui donnent envie à chaque enfant d’étudier encore et encore. Giorgis, son mari, est pêcheur. Lorsque la colonie de lépreux s’installe sur Spinalonga, il décide d’aider ceux qui en ont besoin à traverser le bras de mer qui sépare l’île du continent. Eleni et Giorgis ont deux filles, Anna et Maria, dont la première deviendra la mère de Sophia. En dépit de la contrariété causée par la propagation de cette nouvelle maladie et le déchirement des familles séparées parce que contaminées, le quotidien se poursuit à Plaka. Jusqu’au jour où Eleni découvre, sur sa peau, une tâche suspecte. Le verdict tombe. Giorgis, qui n’avait jusque là conduit que des inconnus, devra, la semaine prochaine, accompagner pour un aller simple, sa femme sur Spinalonga. Un déchirement, et la naissance pour la famille Petrakis d’un lien honteux avec Spinalonga et la lèpre.

Toute la suite du récit raconte le lien que les Petrakis vont entretenir avec Spinalonga. Giorgis ne cessera de traverser ce bras de mer qui le sépare de sa femme, pour quelques minutes avec elle. Les au revoir sont toujours déchirants, mais les adieux interdits. Anna et Maria grandissent sans leur mère, deviennent à leur tour femmes, et la vie continue. Pour elles en tout cas. Parce que Eleni ne reviendra jamais. Puis le temps passe, les générations se remplacent. Mais l’ombre de Spinalonga n’est jamais loin. La médecine progresse, mais la maladie encore plus. Jusqu’à la fin des années 1950, et la découverte d’un traitement, les Petrakis ne seront jamais bien loin de Spinalonga.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Pourtant, je l’ouvrais un peu avec des doigts de plomb, craignant le roman de gare entièrement cousu de fil blanc. Si quelques dialogues, à la fin du roman, sont un peu niais, le récit des ces générations, de la découverte de la lèpre à celle du traitement, m’a vraiment bouleversée. Spinalonga a servi de lieu d’enfermement des lépreux entre 1904 et 1957, et j’ai adoré découvrir cette page de l’histoire au travers du récit de la famille Petrakis.

J.S

Victoria Hislop, L’île des oubliés, aux éditions du Livre de Poche, 520 pages

Catherine Banner – La maison au bord de la nuit

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Alors tout jeune médecin, Amedeo Esposito échoue sur l’île de Castellamare, un microcosme au large de la Sicile. Amedeo Esposito a été abandonné à la naissance. Sans racines particulières, il pose ses valises un peu par hasard sur ce caillou, où, il ne le sait pas encore, mais il passera le reste de sa vie. L’île est régentée par une civilisation où chacun à son rôle : le père Ignazio ; Andrea, conte d’Isantu ; Carmela, sa femme ; la veuve Guisina, qui s’occupe des femmes enceintes ; Vella, l’instituteur et sa femme Pina ; Rizzu ; le signor Arcangelo, et bien d’autres encore. Quant à Amedeo Esposito, il sera il dottore de l’île.

Accueilli avec ferveur par la plupart des habitants, il pressent cependant le fragile équilibre d’un quotidien dans lequel on ne peut pas agir sans que l’ensemble de l’île soit au courant. Mais petit à petit, l’oiseau fait son nid, et ceux que l’on regardait d’un drôle d’œil à travers le personnage d’Amedeo deviennent les acteurs d’une joyeuse vie sur l’île de Castellamare. Amedeo se marie enfin, et en dépit des rumeurs sur son union, fonde une heureuse famille avec celle qu’il aime : ils reprennent une vieille bâtisse qui surplombe l’océan et restaurent l’ancien café qu’elle abritait, le café Au bord de la nuit, et ont quatre enfants, trois garçons et une fille, Maria-Grazia – Mariuzza comme ses parents l’appellent avec affection – de qui Amedeo est très proche. Alors que l’île coule des jours heureux, une tragédie mondiale s’invite jusqu’aux portes de Castellamare : la guerre approche et les jeunes hommes de l’île, dont les frères de Mariuzza, sont arrachés à leurs familles pour aller combattre. Une tragédie pour Castellamare et les parents des jeunes mobilisés, qui marque un tournant, et la fin d’une époque de prospérité pour l’île.

Alors que la vie se réorganise sur Castellamare, le temps file, les années passent, la fin de la guerre ramène aux habitants quelques enfants souvent mutilés physiquement et psychologiquement, laissant d’autres familles dans une tristesse inconsolable. Les plus âgés n’auront pas la chance de voir l’île se repeupler, et se transformer avec cette nouvelle génération qui apporte son lot de changements. Mariuzza, qui a repris les rênes du café familial, croise les pas d’un soldat britannique, Robert, dont elle tombe éperdument amoureuse au premier regard. Les décennies s’enchainent, l’île se transforme, les anciens meurent et les bébés naissent, et l’on suit, par le fil conducteur du café Au bord de la nuit, les successions de générations de l’île de Castellamare.

La maison au bord de la nuit fait partie de ces livres que l’on ne peut pas raconter, de ces livres où il se passe beaucoup trop de choses pour que l’on puisse les résumer en quelques lignes. Une saga familiale sur trois générations, déchirées par la guerre et rassemblées par cette île et le café familial, dont on aurait presque aimé qu’elle s’étale sur plusieurs tomes. J’ai beaucoup aimé La maison au bord de la nuit, même si j’ai trouvé la fin un peu rapide. Un livre pour les nostalgiques d’Elena Ferrante et pour tous les amoureux des sagas familiales !

J.S

Catherine Banner, La maison au bord de la nuit, aux éditions Presses de la Cité, 508 pages

Leïla Slimani – Chanson douce

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Le roman s’ouvre sur deux pages d’une macabre découverte qui hanteront le lecteur pendant toute sa lecture. Les corps d’Adam et Mila, sans vie, déchirés par les plaies, témoins d’une lutte sanglante. L’annonce de cette terrible issue, à peine le livre ouvert, place le lecteur dans une position inconfortable et déplace l’intrigue du roman.

La vie de Myriam et Paul pourrait être une photographie de la normalité. Lui travaille dans la musique, elle est mère au foyer, le couple habite dans le 10ème, rue d’Hauteville, ils ont deux enfants, Mila, la fille aînée, et Adam, le petit dernier. Myriam, avocate, qui a arrêté son activité professionnelle à la naissance de sa fille, aimerait, en dépit des réticences de son mari, reprendre le travail. Seulement, les enfants sont encore jeunes, et hors de question pour le couple d’accorder leur confiance à l’une de ces femmes que l’on voit toute la journée au téléphone. Le casting sera sévère, et celle qui aura le droit de s’occuper de Mila et Adam devra être parfaite. C’est dans ce contexte que le chemin de Louise croise celui de Myriam, Paul, Mila et Adam. Recommandée par des connaissances du couple qui se sont séparées à regret de la nounou lorsque les enfants ont grandi, Louise a tout de l’assistante maternelle parfaite. Elle est gentille et douce avec les enfants, arrangeante avec les parents, elle fait tout ce qu’on lui demande et plus encore, avec un entrain, une énergie aussi appréciable que déconcertante. Les mois passent et Louise devient indispensable aux enfants et à leurs parents, qui ont cessé d’envisager leur vie sans elle. Louise fait désormais partie de leur vie, de leur quotidien et de leurs vacances, elle est le cinquième membre de la famille, le trait d’union indispensable des enfants et de leurs parents. Seulement, derrière ses irréprochables manières et ses cols Claudine, se cache une jeune femme abîmée par les uppercuts de sa vie, qui l’ont fragilisée, elle et son esprit …

Le point de vue externe du lecteur lui permet d’appréhender la face tellement malsaine et manipulatrice de cette nounou faussement parfaite. Ce roman, dont l’intrigue ne repose nullement sur la chute, annoncée dès les premières pages, raconte l’instauration d’une funeste relation de confiance, entre une nounou dont seul le lecteur, spectateur passif, peut envisager la folie et la dramatique issue, et une famille, innocente victime d’un destin cruel.

J.S

Leïla Slimani, Chanson douce, aux éditions Gallimard, 227 pages

Emilie de Turckheim – La disparition du nombril

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Emilie de Turckheim, en panne d’inspiration ou plutôt en quête d’un nouveau genre d’écriture, décide, pendant ses mois de grossesse, d’écrire, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, son journal. Bien loin du cliché cucul-girly de la future maman gnangnan, l’auteure raconte sans filtre les anecdotes les plus croustillantes de ces longs mois d’attente, et revient parfois avec nostalgie mais plutôt avec ironie sur ses anciennes amours, des plus loufoques aux plus romantiques. Emilie de Turckheim profite aussi de ce livre pour raconter le vrai quotidien d’une auteure et thésarde, et défait l’image d’Epinal de l’auteur-thésard intello, survolté, exalté par les débats philosophiques qu’un néophyte en la matière ne peut comprendre. Epuisée par la monotonie de ses journées, Emilie de Turckheim raconte comment elle a voulu mettre fin à cela, tout plaquer, mais la peur, comme une enfant, de l’avouer à ceux qui ont jusque là soutenu ses projets. Outre une auteure parfois en panne d’inspiration, Emilie de Turckheim est aussi la maman d’un petit Marius adorablement attachant ; le modèle vivant pour les apprentis artistes d’une école d’art ; l’employeur compréhensif d’une jeune femme qui lui fait de la peine ; l’amie d’une bande originale et un témoin drôlement objectif de sa propre vie. La disparition du nombril est un monologue où Emilie ne parle que d’elle, de sa vie et de son nombril, avec une distance et une dérision telle qu’on pourrait encore l’écouter longtemps !

Difficile de raconter un journal décousu, qui donne l’impression d’avoir été écrit au fil de la plume, qui parle de tout et de rien, d’anecdotes personnelles, et qui a finalement pour unique ligne directrice la grossesse de l’auteure. Comme une limite temporelle qu’elle s’est fixée, Emilie de Turckheim se livre, se lâche même, mais seulement pendant sa grossesse. Comme si cette période d’attente lui donnait une liberté, une légèreté, et que la naissance de son deuxième enfant marquait le point final de cette insouciance. Un état d’allégresse qu’Emilie de Turckheim a eu la gentillesse de partager avec ses lecteurs.

J.S

Emilie de Turckheim, La disparition du nombril, aux éditions Le Livre de Poche, 261 pages

Truman Capote – Petit déjeuner chez Tiffany

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Holly Golightly, c’est un nom qui sonne un peu comme une légende dans la littérature. Un nom dont la consonance nous dit quelque chose, même quand on ne sait pas vraiment à qui il appartient. Quel plaisir alors de découvrir enfin la succulente et légère Holly Golightly ! Le narrateur, un anonyme auteur et voisin de la jeune femme, invite le lecteur, le temps d’une centaine de pages, à partager son quotidien, et sa proximité avec la jeune Holly.

L’histoire commence, sur un bout de comptoir de Joe Bell, par l’évocation des souvenirs partagés avec Holly, disparue depuis longtemps maintenant. Quelques années plus tôt, c’est un peu par hasard que le narrateur s’est rapproché de son extravagante voisine. Holly Golightly n’est pas la voisine idéale. Bruyante, effrontée, elle vit sa vie de fêtes et de rencontres sans se soucier du dérangement qu’elle provoque dans l’immeuble. Alors que les habitants la détestent, le narrateur se lie d’amitié avec la jeune femme. Embarqué dans les extravagances de Holly, il découvre que derrière sa légèreté, la jeune femme, certainement malgré elle, est une grande manipulatrice. Son amie Mag en fera les frais, tout comme, plusieurs années auparavant, son mari en a été victime. Holly est un personnage difficile à cerner, dont la complexité la pousse elle-même à se réfugier chez Tiffany, seul endroit dans lequel elle se sent véritablement bien. Mais la légèreté et l’insouciance de la jeune femme finissent par avoir raison d’elle. Complice innocente d’un trafic de stupéfiants, elle décide de fuir en catastrophe le pays, pour rejoindre un riche brésilien – le compagnon de sa copine Mag – qu’elle espère épouser.

J’ai été surprise d’apprendre que Petit déjeuner chez Tiffany est en fait une nouvelle d’un recueil en comptant trois. Cela m’a peut être gâché la chute du roman et je suis un peu restée sur ma faim. Plus que l’histoire de Holly Golightly, ce roman raconte la fascination du narrateur pour une personnalité ambiguë, attachante par son détachement et son quasi-maladif je-m’en-foutisme. Chaque page, nous courrons derrière un personnage qui use de sa liberté de manière insouciante, qui pousse ses limites jusqu’à un point de non retour.

J.S

Truman Capote, Petit déjeuner chez Tiffany, aux éditions Folio, 188 pages

Jessie Burton – Miniaturiste

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Maison miniature de Petronella Oortman au Rijksmuseum, à Amsterdam

Petronella est la fille d’une famille très modeste d’Assendelft. Sa mère, qui n’a jamais eu le moindre sous d’avance, veut préserver sa fille de la misère qu’elle a connue. Aussi, à peine majeure, Nella voit sa main offerte à Johannes, un homme d’affaires d’Amsterdam, de plusieurs années son aîné. La jeune femme quitte alors sa ville natale pour s’installer chez son mari, et – espère-t-elle – y connaître rapidement les joies de la maternité. Mais à son arrivée à Amsterdam, ce n’est pas Johannes qui l’accueille, mais Marin, la soeur de celui-ci. Il ne faut alors que peu de temps à Nella pour comprendre que l’unique maîtresse de cette maison est Marin, et que jamais elle ne pourra prétendre à ce même rôle. Nella est immédiatement séparée de son perroquet et fidèle compagnon Peebo, et installée dans une chambre aux tableaux inquiétants, qui mettent la jeune Nella très mal à l’aise. C’est dans cette atmosphère, extrêmement lourde, que Nella réalise que Johannes, son mari qu’elle n’a pas encore vu depuis son arrivée, ne sera pas le fidèle compagnon aimant qu’elle imaginait. Prétextant les affaires, Johannes se dit toujours en voyage, et refuse de partager le lit de sa femme lorsqu’il est de retour chez lui. Inquiète, seule, rongée par le regret de sa vie passée, Nella se doute de quelque chose chez Johannes, mais quoi ?

Pour combler son absence et son attitude distante, Johannes, qui au fond de lui se sent peut-être coupable du mal qu’il fait à celle qu’il a épousée, lui offre un somptueux cabinet miniature, qui reproduit à l’identique la nouvelle maison de Nella. Aucun détail n’est laissé au hasard, et la ressemblance est même troublante. Nella devra, lui explique Johannes, agencer les pièces du cabinet, avec l’aide d’un miniaturiste. L’idée froisse un peu Nella, qui ne pensait pas, en se mariant, retourner au rang d’enfant et devenir la maîtresse d’une maison de poupées. Mais elle ne sait pas encore que le cabinet miniature, loin d’être un simple jouet, possède un immense pouvoir : celui de prédire, par des messages sibyllins, l’avenir. En dépit des heures passées devant le magasin du miniaturiste, celui-ci reste immuablement fermé. Nella reçoit cependant chez elle de mystérieux colis, des objets miniatures qui s’avèrent tous avoir un écho dans la vraie vie. Quelqu’un l’observe, mais impossible de savoir qui, ni comment. Nella subit les péripéties de la vie, qui s’imposent à elle avec une violence imprévisible, et constate avec désarroi, après coup, qu’elles étaient annoncées dans son cabinet miniature …

J’ai vraiment beaucoup aimé ce long et étrange roman, dont chaque page fait ressentir au lecteur le poids de la solitude de Nella. Cinq cents pages noircies de caractères, qui arrivent cependant à nous plonger dans le désarmant silence de la nouvelle maison de Nella. J’ai adoré Miniaturiste, pour son atmosphère, ses péripéties, son suspens, la consistance psychologique de ses personnages, sa critique sociale, sa morale, bref, parce qu’il se présente comme un simple conte, mais qu’il est en fait tellement plus !

J.S

Jessie Burton, Miniaturiste, aux éditions Folio, 497 pages

Edward Kelsey Moore – Les Suprêmes

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Les Suprêmes sont trois femmes noires américaines, qui se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont jamais séparées en dépit des épreuves de la vie. Odette est une femme pleine de vie mais un zeste loufoque, qui discute régulièrement avec le fantôme de sa mère et celui de Mme Roosevelt. La seconde Suprême, Clarice, aurait tout pour être heureuse si seulement son mari arrêtait de la tromper. Quant à la vie la sublime Barbara Jean, est elle extrêmement triste et difficile, mais elle peut compter sur le soutien sans faille de ses deux amies. Les trois femmes se retrouvent chaque semaine chez Earl, un restaurant de l’Indiana, pour un rendez-vous dominical riche en confidences et bavardages, en joies et en désespoirs, auquel le lecteur est invité, tel une quatrième Suprême. Dans un contexte d’exclusion raciale, cette histoire d’amitié entre trois femmes attachantes nous rend complice d’un bonheur que seul ce sentiment peut procurer.

Je me suis tournée vers ce livre parce qu’il me faisait penser à La Couleur des Sentiments, que j’avais adoré. Mais j’ai été très déçue, et même si l’histoire de ces Suprêmes est sympathique, ce livre n’a rien à voir avec celui que j’avais tant aimé. Je n’ai pas réussi à m’attacher complètement à ces trois femmes, j’ai trouvé le récit parfois pathétique et l’écriture très lourde. Cependant, ne pouvais-je pas être que déçue en me plongeant dans un livre parce que j’en avais tant aimé un autre ?

J.S

Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes, aux éditions Babel, 414 pages